Sur la route: ring of Kerry et Ring of Skellig


Posté le 31 mai, dans Non classé. Pas de commentaires

Quatrième jour, où je réapprends à conduire et découvre la beauté de la maçonnerie sans mortier avec le magnifique Fort circulaire de Staigue

Mardi 31 mai, 09:51 – je viens de récupérer une voiture de location. Ça fait un quart d’heure que je suis au volant, à la place de droite, me préparant mentalement au départ. Ça va le faire… Y a pas de raison!

11:46 – en fait, c’est pas si dur que ça (mis à part la roue arrière gauche qui a tendance à accrocher tous les obstacles qui trainent, même les trottoirs)

Je découvre un château en ruine au bord de la route.

13:08la conduite à gauche c’est dur surtout au démarrage. J’ai failli me faire avoir dans la descente d’un col. J’admirais le paysage (merveilleux) quand tout à coup, j’ai réalisé que le gars qui me suivait n’était pas sur la même voie… Je serai plus prudent.

Je suis joueur et décide d’emprunter une route secondaire noyée dans la végétation. On se croirait dans Jurassic Parc! La route, car c’en est une, fait tout juste la largeur de la voiture. J’espère ne croiser personne. Elle est censée me mener à Sneem, le lieu où De Gaulle est venu profiter de sa retraite (fin de la minute histoire).

Il commence à faire faim mais impossible de m’arrêter. J’arrive dans un hameau (2 maisons + des bassins pour la culture d’huitres). Je m’arrête sur le bord de la route pour casser la croute.

14:20 – je commence à douter de mon petit chemin. J’hésite à faire demi-tour pour rejoindre la route principale. Je continue, soyons fou.

14:28 – il ne m’aura pas fallu longtemps; j’étais à 500m de la mer. Les moutons broutent au bord de l’eau.

16:00 – arrivée au fort circulaire de Staigue. Grosse claque dans la gueule. La construction est a l’image du reste du pays: rustique, authentique et fait pour durer… Les portugais n’ont rien inventé. Les moutons qui broutent, camouflés dans les herbes hautes ne se rendent pas compte de la charge historique du lieu.

17:12 – en route pour la Coomakista pass. Point de vue imprenable sur l’estuaire. Je tombe sur une petite vallée remplie de toutes petites parcelles séparées par des murets de pierres, irréguliers pas finis… Pittoresques

Il faut me dépêcher. La chocolaterie la plus occidentale du vieux continent m’attend. Ce serait dommage de la rater

17:31 – Je suis pris de vertige devant une telle grandeur.

18:03je suis vraiment en terre celte. Les panneaux routiers qui étaient bilingues jusque là, viennent de passer en gaélique. Je reste sur les fondamentaux : rouler à gauche

Petit détail sympathique concernant les voitures irlandaises: elles n’ont pas les mêmes commandes d’essuie-glace que chez nous. Les leurs fonctionnent avec deux commandes, à la manière des vitesses d’un VTT: une molette qui indique le débit de flotte et la manette sous le volant avec ses 3 ou 4 vitesses que l’on connait bien.

18:13 – je débarque sur la plage de Ballingskellig. J’adore. Les restes d’un vieux phare font face à la mer. Il pleuviote. Rien de grave. Le bruit des vagues est apaisant.

19:12 – arrivé à Portmagee, après une ascension qui n’en finissait pas. J’ai commencé à avoir peur quand il au moment où j’ai été obligé d’allumer les feux de brouillard.

Mon auberge est belle et propre, l’accent russe de la réceptionniste m’a provoqué un moment d’angoisse lorsqu’elle m’a demandé de régler “tirti” euros au lieu des 15 prévus. Après lui avoir fait répéter j’ai donné 13 (thirteen).

20:07 – échange de vannes sur FB avec mon frère, notamment sur mon alimentation qui ne fait pas aventurier. Ce soir, je vous épargnerai donc la partie où j’expérimente des nouvelles recettes avec une sauce étrange(re) abandonnée par ses anciens maitres.

J’aimerais beaucoup me faire une bonne glace américaine (une petite häagen dazs “dulce de lece” ou “spéculos” ou bien une ben & jerry’s aux noix de macadamia chocolatées). Ce sont les cyclistes hollandais d’hier qui m’ont donné l’idée. Pour la savourer, je ne vais pas avoir beaucoup de choix. Le dernier créneau avant longtemps, c’est demain soir.

Ce soir je partage la cuisine avec deux pêcheurs, des vrais, qui vivent ici à l’année. Ils ont des bonnes têtes de roux… et surtout ils ne sont pas très causants!

Je n’ai pas oublié ma chocolaterie (plus d’une soixantaine de parfums d’après le guide)… Je ne l’ai juste pas trouvée! Je réessaierais demain, si la météo s’y prête. En gros, j’ai prévu de prendre un bateau pour les Skellig Island, visiter un monastère fondé (puis abandonné) par des moines qui en voulaient (mais pas tant que ça vu qu’ils en sont parti) et observer les colonies de macareux moines… mais la météo en décide autrement, pour l’instant. La mer est agitée et ma traversée risque de tomber à l’eau; je me consolerai avec du bon chocolat.

21:23 – je réalise que, pour la première fois depuis le début de mon séjour, je suis vraiment tout seul. Ça fait bizarre.


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