Visite du Gap of Dunloe


Posté le 30 mai, dans Non classé. Pas de commentaires

Nouvel épisode de mes aventures. Au programme: première(s) averse(s) et premiers frissons dans le Gap of Dunloe

Lundi 30 mai, 09:40 – ici, c’est vraiment le vent l’ennemi. Il ne fait pas spécialement froid, la température est même plutôt agréable, mais dès que le vent se lève, ça te glace les os… Je commence a comprends pourquoi la peau des irlandais est Blanche (oui avec un grand B, oui) partout sauf au visage.

Je viens d’échapper à ma première averse.

10:30 – j’ai pris place dans ma calèche vintage direction le “Gap of Dunloe”, première étape “naturelle” de mon voyage. Dans ce bus, je suis le seul passager de moins de 30 ans…

Au petit déjeuner, j’ai rencontré un couple de breton quinquagénaire bien sympathique et complètement en phase avec la jacky’s touch. Gérard (ça s’invente pas), le mari, portait un petit sweet shirt bordeaux par dessus un polo bleu électrique. Il avait des airs de Dubosc dans camping… On a parlé voyage. C’était leur deuxième fois ici et ils revenaient car ils avaient bien apprécié les paysages et que pour eux, c’était assez facile d’accès en voiture. Ils ont été impressionnés par mon projet. Serais-je le seul à faire de la grande randonnée???

11:08, à quelques mètres de Ross Castle – je prends place dans un bateau qui me fera faire le tour des lacs de Killarney. Les berges sont entourées de touffes d’herbes hautes. Les arbres qui vivent ici ont le branchage torturé, conséquence du vent qui ne s’arrête pas de souffler.

D’ailleurs, je me suis trompé la dernière fois que j’ai parlé du vent: à ce moment là ce n’était rien. Maintenant il glace.

Les paysages qui entourent ces lacs sont magnifiques: on alterne les zones luxuriantes et celles où la végétation se bat pour survivre. Des petites fleurs violettes poussent un peu partout sur les berges et donnent un charme particulier aux montagnes qui nous entourent.

12:15 – début de ma marche. Je reste en admiration devant le lac que je quitte presque à regret. Je découvre un peu plus loin mes premiers ânes irlandais! On se rapproche de l’authenticité!!! Pendant que je faisais une photo au grand angle, l’âne de gauche a approché sa grosse tête! Frayeur de ma vie: Avec ce genre d’objectifs, les objets semblent plus proches qu’ils ne le sont.

12:40 – C’est maintenant le tour du premier mouton. Ça y est, je suis en Irlande.

13:37 – je croise un bébé mouton si mignon avec sa petite tête bicolore. J’ai hésité à passer l’enclos pour me prendre en photo avec lui. Les barbelés m’ont dissuadé. Bien m’en a pris la biquette juste a coté ne m’aurais surement pas laissé

14:30je marche au milieu d’une vallée où l’histoire semble s’être arrêtée. La route sinueuse et les ponts en grosses pierres contribuent à cette impression.

15:03 – je commence à ressentir une grande tranquillité malgré les quelques carrioles qui circulent…

Le soleil a fait son retour. J’hésite à tomber la veste et les gants…

15:25 – la sentence ne se sera pas fait attendre. Grosse averse de grêle qui n’aura pas duré trois minutes. C’est à dire juste le temps nécessaire pour voir venir le truc et se changer. Je reste couvert

16:08 – fin du parcours. Je retrouve les allemands avec qui j’ai sympathisé dans le bateau. Ils se font une petite bière. On échange sur nos vies respectives et le manque de rigueur économique des grecs et des portugais.

17:10 – retour à l’auberge pour un chocolat chaud bien mérité (le temps de laisser passer une averse). J’échange quelques mots avec mon amie australienne. Ils ont une drôle de façon de dire” day” ça sonne comme “die”. La différence entre un “day pack” et un “die pack” est cruciale, il me semble. Elle m’explique la raison de son voyage: pas d’attaches, l’envie de se découvrir.

19:53 – effet semaine ou pur hasard? Ce soir mes compagnons de repas et moi même avons mangé équilibré. J’ai sûrement abusé des airelles (blueberry; 300g ce n’est pas trop?!); ça m’évitera scorbut et choléra. Pour ceux que ça intéresse, les voisins ont mangé des nouilles chinoises à la laitue (pour les chinois, singapouriens et indiens) et du couscous à la danoise (je ne vous fais pas un dessin). Si j’ai bien compris, le couscous à la danoise ne se transmet pas de mère en fille, mais ça permet de récupérer du vélo.

20:15 – Ce soir, je ne ferais pas long feu. Demain, je récupère une voiture de loc pour parcourir le Ring of Kerry. Entre les routes étroites et piégeuses et le sens de circulation différent, va pas falloir se rater!


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