Etape 3: Annascaul-Dingle (ce n’était pas mon jour)


Posté le 4 juin, dans Non classé, Trek. Pas de commentaires

Et voici, le compte rendu de la journée où j’aurais mieux fait de pas me lever et rester paisiblement au rainbow Hostel de Dingle!

Samedi 4 juin, 19:53 – arrivée au rainbow Hostel de Dingle. L’étape devait faire 19km elle en fait finalement 30 à cause des multiples erreurs de topo. C’est simple a 13h, je ralliais seulement le point où j’aurais aimé être à 10h…

Le fait que l’étape ait été essentiellement sur bitume n’a en rien arrangé la situation!

J’ai très mal au pied.

Sinon, mon stylo m’a lâché en cours d’aprèm, il va donc me falloir retrouver le cours de mes pensées en leur attribuant une datation arbitraire.

21:10 – je suis propre et je me prépare actuellement mon diner. Je rassure les sceptiques, je ne triche pas: je continue à manger mes pâtes, mes noix et ma viande séchée. D’ailleurs, une fois qu’on a compris comment les réhydrater, ça devient carrément bon!!

J’ai noué connaissance avec les voisines de chambres. Ce sont des woofeuses (vous vous rappelez de la définition?) et elles, elles ont su saisir la dimension historique du moment. Vous découvrirez plus tard, vers 19:15, ce que j’entends par là.

Il y a plein de messages qui se bousculent dans ma boite mail, mais je ne veux même pas les regarder avant d’avoir terminé mon compte rendu de ces 3 premiers jours de nature.

Retour vers le passé: 08:05 – ça fait une heure que je suis debout. Le sac est plié et le petit déj chauffe.

Le beau temps d’hier est déjà loin et ce sont les nuages et le vent froid qui m’accueillent (ça, plus une limace grosse comme le pouce qui a élu domicile sous l’absides/l’entrée de ma tente.)

Dans 19km, j’arrive à Dingle où un vrai lit m’attend.

8:37 – je décide finalement de me reconfigurer en mode pluie (ou expédition arctique pour faire plus classe et couleur locale, rappelez-vous Tom Crean)

La partie optimiste pour ce matin est… que je me dirige vers un lieu où le ciel semble dégagé!!!

09:26 – le vent est toujours là, mais j’ai déjà rejoint une trouée. Dans moins d’une heure je pourrais tomber la veste!

09:56 – la veste tombée. Je réalise qu’une erreur de topo vient de me faire perdre une heure.

10:15 – c’est marrant, depuis que je suis là, j’ai croisé tous les animaux de la ferme mais pas encore d’ânes ou de cochons.

Quand je suis parti on m’a dit de suivre le bonhomme jaune (“follow the yellow man, man”), mais parfois il est bien caché.

11:58 – après un détour de 2km pour trouver une rivière (oui, j’avoue, je me suis encore perdu), me revoilà sur les rails.

Je croise les premiers vrais bébés moutons. On dirait des nounours, pas plus grand qu’un caniche… Et propres!

12:17 – rencontre d’un monsieur très charmant. (Panne de stylo…). On plaisante de son accent irlandais que j’arrive à comprendre. Il m’explique que c’est parce qu’il vient de Dublin… et qu’il lui a fallu trois ans pour comprendre les gens du Kerry (d’ici quoi).

13:00 (?) – je déjeune en bord de mer, au pied d’une tour de guet en ruine. Génial.

15:00 (?) – je me rends compte que j’ai quitté le pays des moutons pour celui des vaches. Le bébé vache a presque l’air plus malin que ses parents.

16:00 (?) – le soleil est vraiment revenu et il tape fort. Le vent aussi tape fort, ce qui rend le choix de la tenue délicat. (J’ai adopté le look du surfeur hollandais: chaussure de rando, short et casquette sur la tête.)

Avec cette chaleur, je rêverais de me faire un bon diet-coke bien frais.

19:15 (?) – après une route qui n’en fini plus, j’arrive enfin à Dingle. Mes pieds me font horriblement mal d’avoir tant marché sur le bitume.

Je n’ai plus une goutte d’eau depuis le milieu d’après midi (1,5l qui se purifie et sera buvable seulement plus tard)

Je décide de réaliser mon rêve de l’après-midi et j’entre dans la première supérette que je croise (surement la seule, vue la taille de la ville). Je prends mon demi-litre de coca-light frais et file à la caisse. J’explique alors à la caissière que c’est le premier humain à qui je parle aujourd’hui (oui, j’ai oublié le monsieur charmant du matin… Mais après tous ces km et une presque insolation, j’ai le droit de dire ce que je veux). Tour ce qu’elle trouve à me répondre c’est “OK”. Merci… tu viens de me gâcher mon moment d’histoire. A ce moment, j’imagine la déception de Christophe Collomb dans une telle situation.


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