La fin du voyage…


Posté le 15 septembre, dans Non classé. Pas de commentaires

C’est pratiquement la fin du voyage… et ce message sera peut être le dernier de la série :( Juste au moment où je commençais à m’habituer à raconter ma vie!
Au programme de cette journée, dressage de mon premier faucon

Mardi 14 juin, 9:18je suis à l’école de fauconnerie1, en coulisse. Après la pesée et le nettoyage de la maison des oiseaux, il va être l’heure de les nourrir. Les oiseaux de proie sont très indépendants et ne se soucient pas des humains, comme les chats. La nourriture est donc le principal levier dans leur éducation! Ils sont affamés juste ce qu’il faut pour qu’ils aient toujours envie de rentrer à la maison.

J’ai demandé ce qu’ils mangeaient. On ma répondu du boeuf et du poulet (“beef and chicken”). Je ne pensais pas que poulet voulait dire “petit poussin tout jaune et mignon”.

10:20 – fin de la sortie avec les oiseaux de proie. Superbe sensation que d’avoir ces prédateurs au bout la main. Mon faucon s’appelait Rua (=rouge en irlandais), c’était une femelle au plumage orangé.2.

Je la jetais en l’air et elle partait se percher quelque part, guettant les alentours en recherchant une éventuelle proie. Quand je la rappelais, en tendant mon bras comme un perchoir, elle revenait. Sa récompense? Les petits morceaux de poussin que je tenais dans mon gant…

J’ai appris que ces grands oiseaux avaient une peur viscérale de tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un loup, comme les chiens… ou les chevaux(!) car le loup est un de leur prédateur naturel. La conséquence de cette phobie c’est que quand il y a un chien, un cheval ou un âne dans les parages, le faucon ne veut plus quitter l’arbre où il s’est perché!

16:40fin de la visite du parc national du Connemara (ou « pays de la tourbe » dans ma langue). J’ai enfin trouvé le nom officiel de “l’herbe à mouton”: c’est le coton des tourbière3.

C’est marrant de voir les exploitations de tourbe: les paysans creusent la terre avec des espèces de crosses de hockey pour en tirer des briquettes qu’ils laisseront sécher avant de les vendre comme combustible.

Une fois que j’aurais pris mon petit café, je me dirigerai tranquillement vers la “sky road”, une route qui part de Clifden, “capitale” du Connemara, serpente vers les hauteurs et offre une vue imprenable sur l’atlantique et la cote irlandaise découpée. Après ça il sera temps de songer à trouver un endroit où passer la dernière nuit!

17:52 – ici, sur la sky road, le vent est si fort que j’en suis tout décoiffé. Oui, c’est possible.

18:47je réalise que c’est la fin de mon voyage. Je ressens une légère tristesse à quitter ce pays et ma vie itinérante mais un grand bonheur de rentrer.

20:31 – finalement, je me suis arrêté à Oughterard, une ville au nom imprononçable, pas très éloignée de Galway.

Conduire sur les routes sinueuses et accidentées du Connemara a été très agréable. Malgré la légère pluie, j’ai pu profiter de beaux paysages, tout en lacs et vallons et d’une sensation grisante liée à la conduite.

  1. http://www.falconry.ie/ []
  2. Les femelles sont dominantes, car plus grosses []
  3. bog cotton []

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