Padjelanta, nous voilà!


Posté le 19 janvier, dans Trek. Pas de commentaires

Maintenant que nous avons passé le cercle polaire, nous entrons dans le vif du sujet et débutons le Padjelantaleden, une des plus belles pistes suédoises. En avant pour 10 jours d’immersion dans une Laponie vierge de l’empreinte de l’homme.

Kvikkjokk 3 août – Finalement, je n’ai pas eu le courage de relater toutes mes rencontres, hier avant de me coucher. Je le ferai plus tard car il faut vraiment tracer ces moments sympathiques avec le photographe-naturaliste chasseur suédois et sa petite manie, le couple d’allemand, les deux petits suisses de l’auberge qui voulaient nous accompagner ou les adieux déchirant avec Josette et les danoises. En attendant, on y est ! Je suis au bord de l’eau près à monter dans le « ferry » qui nous mènera au début de la piste. Par « ferry », il faut s’imaginer une petite barque à moteur…  espérons qu’elle supporte tous ces gros sacs (nous sommes 5 passagers, tous lourdement équipés)! J’écris ces quelques lignes au bord de l’eau en attendant le départ en barque dans une quinzaine de minutes.

Je déguste mon repas de midi : un paquet de chips aux herbes de Provence bien gras et gouteux1. Les moustiques sont déjà là, mais le spray local sans DEET à l’air de produire son effet. Le temps est légèrement nuageux avec des alternances de gros nuages blancs cotonneux et appétissants et d’autres plus gris et menaçants. Pourquoi je parle de nuages appétissants ? Mystère ?! La suite ce soir au campement. Il ne faut pas oublier de parler de mes amis de Lyon.

Au bord d’un lac, entre Njunjes et Tarrekaise – Il est 23h52, je me couche, enfin. Nous avons fait plus de trajet que prévu car nous ne trouvions pas de place où planter nos tentes. J’ai failli me faire croquer par un chien que j’ai d’abord pris pour un ours. Céline, n’écoutant que son courage a fui en oubliant de me rendre mes bâtons pour me défendre… on n’a pas gagné !

Ce soir, nous nous sommes installé au paradis : au niveau d’une zone dégagé en lisière de bois, entouré de myrtilles et de bleuets à quelques mètre d’une rivière fraiche2. Ce qui est moins rassurant c’est que je suis en train de dresser le portrait de ce qui est le paradis pour un ours !!! Pour éviter les mauvaises rencontres, on a suspendu la nourriture à des arbres à la manière des trappeurs canadiens. Si si.

En tout cas, je dors au bord d’un lac, au nord du cercle polaire arctique, et ça c’est la classe !

  1. Depuis, j’ai appris comment concevoir un vrai programme nutritionnel taillé pour l’aventure []
  2. Il s’agit d’une erreur de débutant : il ne faut jamais s’installer à quelques mètre d’une rivière ! Heureusement pour nous, il s’agissait plus d’un lac… []

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