Etape 3: Sämmarlappa – Tarraluoppal


Posté le 8 mars, dans Trek. 6 Commentaires

Aujourd’hui, poursuite de la route le long de la Padjelantaleden. Après ces deux premiers jours, nous commençons à prendre nos marques et à rencontrer la faune locale. Quelle surprise cette étape réserve-t-elle?

Tarraluopal – Forts de nos deux premières journées et des quelques soucis due à une organisation pas toujours au top1) , nous avons changé de stratégie et avons décidé de partir plus tôt aujourd’hui : à 8heures (!), ce qui signifie debout à 6 heures (!!!). Bien nous en a pris car ce soir, à même pas 18 heures, nous sommes à notre camp de base, la lessive est faite et il ne nous reste plus qu’à nous laver et manger. Ce soir, nous dormons sur un mamelon au bord d’un torrent. Le soleil est toujours bien haut dans le ciel et il nous réchauffe… sauf quand il décide de se cacher derrière un nuage. Céline revient. C’est mon tour de me laver dans le torrent… je raconterai cette aventure au retour. Mieux vaut y aller maintenant que le soleil est encore là pour avoir une chance de me réchauffer.

18h43 – Ça y est, c’est fait ! Je suis tout propre ! Je me suis lavé dans le ruisseau, mais sans laisser de traces : j’ai pris un premier bain directement dans le torrent2 puis je me suis lavé au savon biodégradable, dans une bassine pour pouvoir rejeter mes déchets plus loin, sans polluer l’eau de boisson ou nuire à l’écosystème aquatique local. Ce que je peux dire, c’est que l’eau était fraiche ! Mais beaucoup moins que ce à quoi je m’attendais. Le soleil est encore bien haut et caresse la peau. Ici, c’est le calme absolu. Nous n’avons pas vu un être humain de la journée ni la moindre habitation depuis le début de notre voyage. C’est le pied absolu. Je crois qu’il va bientôt être l’heure d’aller manger.

L’étape d’aujourd’hui a été beaucoup plus facile que celle d’hier. Déjà parce qu’il faisait vraiment beau : marcher avec le soleil nous a permis de moins glisser dans les mares de boue qui ont parsemé notre route jusque-là. Ensuite, parce que pour la première fois, il n’y avait pas le moindre moustique ! C’est incroyable ; tellement bizarre que l’on ne s’en était pas rendu compte immédiatement. Enfin parce que le parcours était effectivement plus facile : la progression s’est faite dans des sortes de pâturages relativement praticables avec de nombreux caillebotis pas du tout glissant. On est loin de la galère d’hier où chaque pas risquait de nous tuer.

Aujourd’hui, c’était la journée des élans. Il y en a deux qui ont croisé ma route. J’ai juste eu le temps de les apercevoir s’enfuir dans les fourrés. A plusieurs reprises, j’ai senti une odeur très musquée sur le sentier, ça devait être un cervidé (un renne ou un élan quoi !) qui se tenait tout proche. Ils sont vraiment omniprésents : entre les traces de sabots à deux doigts et les crottes (agglomérées pour le renne et bien séparées pour l’élan), on sent que l’on est sur leurs terres.

Le guide du refuge voisin nous a dit en arrivant qu’un élan albinos avait été aperçu dans le coin aujourd’hui. Peut-être aurais-je la chance de le voir moi aussi ?3

  1. J’ai appris de mes erreurs : aujourd’hui, je suis un pro de l’organisation ! Tous mes compagnons de route peuvent en attester ! (certains en gardent même un mauvais souvenir… []
  2. Vu la fraicheur de l’eau, comprenez: j’ai trempé mes mains dans le torrent et j’ai puisé de l’eau que j’ai passé sur tout mon corps []
  3. Non… []

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